Valseuse d'encre de plume

Valseuse d'encre de plume

Recueil 3


Poussière de Lune

Poussière de Lune

 

La lune dans sa robe d’épouvante

 

 

 

La lune m’observe, avec attention

Comme la Mona Lisa de Da Vinci

Son regard suit mes gestes polissons

Elle m’effraie jusque tard dans la nuit

 

La lune épie chaque recoin de ma vie

De quoi se méfier à jouer les impolies

Elle semble ni méchante ni gentille

Elle reste curieuse et impassible

 

Avec son air nous prenant de haut

L’astre me donne de sacrés frissons

Je redoute qu’elle m’espionne à nouveau

Préjugeant chacune de mes intentions

 

Alors mon sommeil plus que troublé 

M’envoie une mission à compter 

Ni moutons ni heures passées

Mais bien les étoiles, bonjour la nausée

 

La lune contemple mon attitude de femme

Le silence nocturne perturbe mes rêves

Alors une musique soûl m’accompagne

Un nuage installe, entre nous, une trêve

 

Je n’ose me changer face à son regard

Mais elle insiste, tiraillant ma pudeur

J’avale enfin un somnifère, un peu tard

Et dors le jour, ratant le cursus à dix heures

 

Je me réveille d’effroi à nulle heure, 

Car j’aperçois la dame blanche avec frayeur

C’est reparti pour un nouvel affrontement

Mais la lune répand une pincée du firmament 

 

Groggy, je n’aie plus la moindre angoisse, 

Était-ce un simple mirage, un message?

La lune me jette un clin d’oeil complice

Je rougis et souris en cet instant propice

 

La lune est mon alliée à présent

Finis les grincements de dents

Le cycle rentre enfin dans l’ordre

Semant folie et toute discorde

 

 

 

Capture d’écran 2019-03-24 à 14.51.12.png

 

 

Tous droits réservés

claessens Romane

Numéro 015


22/05/2019
1 Poster un commentaire

Le Murmure des Anges

 

Le Murmure des Anges

 

 

 

 

Une vallée irréelle et désertique

À l’écart de toutes existences

Un royaume faisant place au silence

Disperse des plumes angéliques 

 

Un allé mais pas de retour

Un paysage paradisiaque et céleste

Nous préparant une éternelle sieste

Comme un soupir, un dernier recours

 

Une issue aux souvenirs tristes

Rencontrés sur Terre, jadis

Ou un départ à l’improviste

Effleurant des craintes aux utopistes 

 

Le temps, soudainement arrêté

Des éloges devant l’assemblée

Des louanges, un discours

En mémoire de notre parcours

 

Nous quittons le monde, le passé

Bercés par les mélodies des harpes

Nous entamons notre salut mérité

Un Adieu du présent se prépare

 

Nous coupons le lien attaché

À notre cheville dès la naissance

Rompant les contacts entamés

Pour prévenir une certaine absence

 

Les anges dispersent Amour

Dans notre âme égarée, perdue

Nous souhaitant la bienvenue 

Sous les consignes qu’ils murmurent

 

Un dernier signe dans les coeurs

Des êtres chers qui adviennent

Endeuillés et qui déposent des fleurs

Qui pousseront dans le jardin d’Eden 

 

 

Capture d’écran 2019-03-24 à 14.51.12.png

 

 

Tous droits réservés

Claessens Romane

Numéro 014


10/04/2019
2 Poster un commentaire

Viles moqueries valsent aux coulisses

Viles moqueries valsent aux coulisses

 

 

 

Je me casse la pipe à cause d’un Hic sur un déhanché,

L’échine courbaturée, des égratignures artificielles,

L’arête du nez fracassée et me voilà encombrée d’une attelle,

Le calvaire ne fait que commencer, ô mon pauvre corps martyrisé.

 

La honte m’envahit,

Cette gêne me complexe,

Me voir moquée, me vexe,

Au point d’en chercher la sortie.

 

Mais aucune issue ne me sauvera

De cet embarras, je suis aux abois.

Ciblée par cette étrange ambiance, un mal être

S’impose et il est impossible de retourner en arrière.

 

L’envie de mettre les voiles,

Face à ce moment déconcertant,

Je fais mine tant bien que mal,

D’assurer un certain visage indifférent.

 

Un homme d’un certain âge m’aborde,

Il m’aide à me relever d’une poigne de main

Qui garantit protection en quelque sorte,

Je le remercie devant tous ses regards mesquins.

 

Une jeune femme m’accroche le pied

Histoire de me ridiculiser une seconde fois,

Mais mon vaillant cavalier me fit esquiver

Cette vilaine tentation ornée d’un sourire narquois.

 

On arrive sur la piste de danse sous du disco,

L’inconnu me rendit mon charmant aspect féminin

Car en sa compagnie, plus rien ne m’atteint,

Ma maladresse est écartée et ainsi tombe le rideau.

 

 

 

 Capture d’écran 2019-03-24 à 14.51.12.png

Tous Droits Réservés

Claessens Romane

Numéro 013


25/03/2019
0 Poster un commentaire